18/10/2018

8 raisons pourquoi faut-il voter NON à l’initiative populaire UDC « Le droit suisse au lieu de juges étrangers » 

A lire l’initiative de l’UDC, l’on imagine des martiens envahir sans merci le droit helvétique. Stop à l’invasion des juges étrangers, notre civilisation va changer ! Or, voici 8 raisons pourquoi il faut voter NON à l’initiative populaire dite pour « l’autodétermination » et contre les juges étrangers :

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13:13 Écrit par Joelle Fiss dans Air du temps, Droits de l'Homme, Genève, Genève internationale, Grand Conseil, Union européenne | Lien permanent | Commentaires (20) | |  Facebook | | |

27/03/2018

Non, la sécurité n'est pas un droit "méchant" et les droits de l'homme "gentils"!

Ce sont deux droits complémentaires, à maximiser. 

Partout dans le monde, à travers différents regards et cultures, je constate que le discours politique a souvent tendance à opposer deux droits éminents : le droit à la sécurité et les droits de l’homme. Dans le registre des clichés populaires, la sécurité est un droit « méchant » et réaliste, alors que les droits de l’homme sont « gentils » et idéalistes. La sécurité ? Un cheval de bataille de la droite, tandis que les droits de l’homme sont défendus par la gauche. Nous sommes face à des visions qui polarisent. Souvent, l’on dépeint ces droits comme une équation à somme nulle. Au lieu d’appeler les politiques à créer un délicat équilibre, les libéraux-radicaux ont bien compris qu’il faut maximiser ces deux droits, et l’on peut s’en féliciter.

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16/03/2018

Dédicace spéciale à tous les alumnis de l'Institut des Hautes études internationales et de développement !

 

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J’ai eu un plaisir fou à étudier les relations internationales à l'Institut des Hautes Etudes internationales et du Développement à Genève. A l’époque nos cours étaient répartis entre la villa Barton et un auditoire provisoire érigé en bois, où l’on sirotait des cafés dans une cantine mobile adjacente. La bibliothèque se trouvait au sous-sol de l’OMC. On prenait l’air dans un paysage paisiblement bordé par le lac qui semblait inchangé depuis 1919, date de création de la Société des Nations, à quelques pas de là ! Il y avait la fierté d’y étudier, en raison du prestige de l’Institut. Puis, le stress de réussir. Ma volée fut idéaliste, engagée, audacieuse. Les débats continuaient bien souvent après les cours. L’Institut fut une réelle communauté internationale intégrée, composée de suisses et de citoyens du monde entier. Chacun(e) avait sa place pour exprimer sa culture, ses convictions, ses analyses politiques.

L’examen final interdisciplinaire avait sa propre mythologie. Chaque étudiant devait piocher au hasard une question d’actualité. On avait 24 heures avant de présenter notre exposé (à dimension politique, légale, économique et historique) devant un panel. Nos recherches se faisaient encore par les photocopies de livres de la bibliothèque, et non pas Google, imaginez-vous !

Et puis, sans le savoir à l’époque, ma question d’examen fut en quelques sortes prophétique :

« Discutez du rôle de l’Union européenne au Moyen-Orient ».

A l’époque, je ne savais pas que j’allais devenir une fonctionnaire des institutions européennes quelques années plus tard. (En effet, Suissesse et britannique, j‘ai été recrutée comme attachée presse de la Commission des Affaires étrangères au Parlement européen, puis après conseillère politique pour le groupe libéral).  Je ne savais pas non plus qu’au cours de la suite de ma carrière, une grande partie de mes recherches sur les droits de l’homme et le rôle de la religion en politique se porteraient sur plusieurs régions, dont fréquemment le Moyen-Orient.

Aujourd’hui, je suis candidate aux élections du Grand Conseil 2018, après 15 ans à l’étranger. En vivant, à Bruxelles et à New York, j’ai développé un regard sur Genève, tant local que celui d’outsider. Paradoxalement, je pense que cette double perspective me donne un recul et une inventivité qui peut servir. Je me présente au Grand Conseil parce que je veux une Genève qui excelle dans tous les domaines : ses écoles et formations, ses services de santé, sa place financière, son statut international, sa mobilité, son logement, ses loisirs. Genève a pu se préserver jusqu’à aujourd’hui de l’extrémisme qui secoue le monde entier—et je veux que la Suisse reste un îlot de sécurité, de paix sociale, de pluralisme et un exemple mondial de bien-être, où l’ouverture coexiste harmonieusement avec la sécurité.

Nous, les alumni de l’Institut, savons bien que la Genève internationale fait rayonner la cité de Calvin bien au-delà de ses frontières et réunit des acteurs clés dans les domaines de la recherche scientifique, la santé, l’innovation, la finance, le commerce international, la diplomatie et l’humanitaire. J’aspire à défendre et développer la potentialité de cette Genève internationale et aussi construire des ponts entre helvètes et expatriés, qui vivent souvent dans des mondes parallèles.

Enfin, dans l’histoire des idées politiques, le libéralisme m’a toujours inspirée dans sa lutte contre la tyrannie et pour l’émancipation individuelle. Mon libéralisme est profondément humaniste. Par exemple, voici ma vision de la solidarité.  Je reste à votre disposition pour répondre à toutes vos questions et échanger des idées avec vous ! Contactez –moi sur LinkedIn ou à www.joellefiss.com. Je tiens aussi un blog à : http://joellefiss.blog.tdg.ch

J’espère que je pourrais compter sur votre soutien!

16:55 Écrit par Joelle Fiss dans Genève, Genève internationale, Grand Conseil, Sécurité | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |