27/03/2018

Non, la sécurité n'est pas un droit "méchant" et les droits de l'homme "gentils"!

Ce sont deux droits complémentaires, à maximiser. 

Partout dans le monde, à travers différents regards et cultures, je constate que le discours politique a souvent tendance à opposer deux droits éminents : le droit à la sécurité et les droits de l’homme. Dans le registre des clichés populaires, la sécurité est un droit « méchant » et réaliste, alors que les droits de l’homme sont « gentils » et idéalistes. La sécurité ? Un cheval de bataille de la droite, tandis que les droits de l’homme sont défendus par la gauche. Nous sommes face à des visions qui polarisent. Souvent, l’on dépeint ces droits comme une équation à somme nulle. Au lieu d’appeler les politiques à créer un délicat équilibre, les libéraux-radicaux ont bien compris qu’il faut maximiser ces deux droits, et l’on peut s’en féliciter.

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14/02/2018

Le massacre d’Afrine, ou un spectacle en direct de l’effondrement de nos valeurs occidentales (encore)

DU_R2J1WsAAS7kd.jpgLe 20 janvier dernier, la Turquie a lancé une offensive sanglante contre la région d’Afrine en Syrie. Alors que Recep Tayyip Erdogan prétend lutter contre le terrorisme, il a procédé à un massacre contre les Kurdes, nos alliés dans la lutte contre l’Etat islamique. 

Les images du corps mutilé de Barine Kobané, une kurde de 23 ans, dont sa torture et assassinat ont été filmés par les milices alliés aux forces turques, est révoltant et barbare. Cette jeune fille avait été rattachée à une unité de combat exclusivement féminine et avait participé aux combats de Kobané, comme son nom de guerre l’indique.

La coalition internationale a une dette morale envers les milices kurdes qui ont payé un prix très lourd pour notre sécurité et nos valeurs. Or, l’on assiste à l’effondrement en directe de ces « valeurs », lorsque les démocraties occidentales choisissent la passivité. En fin de compte, à quoi servent-elles si elles ne guident pas nos actions ?    

Cette offensive ne pourra qu’aider la Turquie d’Erdogan qui se tiendra prêt à en profiter, et l’utiliser comme propagande lors des élections présidentielles turques en 2019. Notre silence est également une soumission à la Russie, qui avait donné son feu vert à l’opération. Or, il s’agit de refuser l’inacceptable sur notre propre échiquier moral—pas celui des autres. Evidemment, cette coalition réunit des acteurs cyniques aux intérêts contradictoires (Syrie, Iran, Turquie, Etats Unis, Russie). Mais aussitôt que l’état islamique fut militairement vaincu, le terrain syrien est devenu le théâtre d’action d’intérêts belliqueux, à commencer par la présence militaire iranienne en Syrie, qui menace d’emblée toute la région, et en particulier la survie d’Israël.  

Sur le plan militaire, les milices kurdes syriennes ont combattu aux côtés de la coalition anti-jihadiste à Kobané (en 2014) puis ont contribué à la libération de Raqqa (2017). Aujourd’hui, à voir les bombardements quotidiens des villes, les pillages, la mort des civils, femmes et enfants, nous sommes décidemment ingrats, indifférents ou amnésiques.

Joelle Fiss

Analyste droits de l’Homme aux organisations internationales 

Candidate au Grand Conseil- PLR-Liste 4

 

16:42 Écrit par Joelle Fiss dans Droits de l'Homme, Grand Conseil, Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | |

10/11/2017

Pourquoi je me présente au Grand Conseil ? (www.joellefiss.com)

Unknown.jpegJ’ai créé ce blog pour répondre à cette question & partager des réflexions avec vous. Pourquoi je me présente au Grand Conseil?

Parce que je veux une Genève humaniste, libérale, ouverte sur le monde, solidaire, créative et audacieuse à tous les niveaux.

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