Religion et politique

  • Lettre à mes lecteurs de la Tribune: sur la religion, la laïcité, la liberté d'expression & de conscience... et tout ce qui fait un cocktail explosif!

    Chers lecteurs de mon blog à la TdG,

    Bienvenus dans mon univers contradictoire.

    Décidemment il n’y a rien qui fait plus bouillonner le sang chez tout citoyen engagé que la religion. Elle s’immisce partout dans des grandes questions d’actualité.

    Dans mon dernier blog qui se réfère à une décision judiciaire sur la loi de la laïcité adoptée en février 2019 (vous pouvez lire le blog ici), j’ai reçu des commentaires où l’on me traite, pour ne pas caricaturer (!), de naïve pleine d’angélisme face à l’Islam. En gros, je serai un peu crédule, voire ignare, face aux grandes questions qui nous préoccupent tous.

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  • Laïcité : Ne jouons pas la carte populiste qui érige la justice contre le peuple !

    Pas de panique, chers lecteurs. Genève reste laïque. La loi sur la laïcité a toujours une place importante dans notre Canton depuis que 55,1% du peuple l’a acceptée en février 2019.

    Cette semaine, la justice genevoise a annulé partiellement une disposition de loi sur la laïcité, en levant l’interdiction de signes religieux au Grand Conseil et dans les conseils municipaux*.

    L’interdiction se maintient en revanche pour les membres de l’exécutif, les magistrats du pouvoir judiciaire et tous les fonctionnaires qui sont en contact avec le public. Le « visage » de l’Etat restera bien neutre. Et c’est très bien ainsi.

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  • Non, la sécurité n'est pas un droit "méchant" et les droits de l'homme "gentils"!

    Ce sont deux droits complémentaires, à maximiser. 

    Partout dans le monde, à travers différents regards et cultures, je constate que le discours politique a souvent tendance à opposer deux droits éminents : le droit à la sécurité et les droits de l’homme. Dans le registre des clichés populaires, la sécurité est un droit « méchant » et réaliste, alors que les droits de l’homme sont « gentils » et idéalistes. La sécurité ? Un cheval de bataille de la droite, tandis que les droits de l’homme sont défendus par la gauche. Nous sommes face à des visions qui polarisent. Souvent, l’on dépeint ces droits comme une équation à somme nulle. Au lieu d’appeler les politiques à créer un délicat équilibre, les libéraux-radicaux ont bien compris qu’il faut maximiser ces deux droits, et l’on peut s’en féliciter.

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